UN  SERVICE  d’EGLISE  POUR  DES FRERES DANS LA DOULEUR

Ce vendredi 24 février,  »officiants laïcs  » de sépulture, nous nous sommes retrouvés avec le P. Gilles Priou et Cécile de Launay, pour un temps d’échange et de partage sur la mission qui nous est confiée et que nous accomplissons au long de l’année, près des familles en deuil .

Nous voici :

Annie Delaunay, Marie-Thérèse Diguet, Yvette Forestier, Michel Jaret, Marie-Paule Robin, Marie-Jeanne Rouéné, Louis Robin, Raphael Leray (paroisse St Clair )

Francine Gavaland, Anne Marie Lagadec, Jeanine David, Michel Ménard, Patrice Landy, Marie-Anne Frangeul (paroisse St Guénolé).

Après avoir fait connaissance, nous évoquons quelques difficultés rencontrées parfois . (rien d’étonnant à ce que cela arrive ! …). Le P. Gilles nous rassure de ses conseils : faire silence  un instant …s’appuyer sur la formation reçue …entendre la souffrance qui s’exprime.

Mais ceci n’est pas le point dominant.

Nous reconnaissons que cette mission nous enrichit : à travers les préparations et célébrations  »le Seigneur passe »…l’Esprit du Seigneur se manifeste, sa Paix se donne »… »on est porté par une Force qui nous habite  ».

     Ce service nous fait grandir dans la foi :  »il éveille mon regard sur la souffrance aux différents visages…et creuse l’abandon à l’action de Dieu dans les coeurs  »… »je vois la mort différemment  »… »je dois m’imprégner de la Parole de Dieu pour annoncer l’espérance chrétienne  »…

Comment dire encore ce que nous vivons et  ressentons ?

Certes, cette mission est exigeante de disponibilité intérieure, d’écoute, de compréhension,

mais… l’accueil des familles, leur implication dans la préparation de la célébration, la confiance qu’elles nous témoignent facilitent notre tâche. Les rencontres de formation développent et apportent un soutien nécessaire .

Enfin, collaborer d’une manière particulière à la mission pastorale sur la paroisse nous rend heureux et nous invite à rendre grâce pour cet appel.

Familles qui avez eu recours à ce service, soyez remerciées et assurées que notre prière vous accompagne encore.

La mission nous est confiée pour 3 ans , renouvelables. Mais le temps passe vite, et la fatigue peut se faire sentir …Nous espérons bien que des appels ne resteront pas sans réponses. OSONS ENTENDRE la voix du Bon Berger. Près de Lui et avec Lui, pas de crainte.

Pour l’équipe, Marie Jeanne ROUÉNÉ

Pour aller plus loin sur le thème « mort, deuil et espérance », voici un article issu du site « église catholique » :

« La mort est le terme naturel de la vie terrestre même si elle peut paraître injuste. Pour les proches, c’est une rupture douloureuse, parfois tragique. Face à la mort, il est difficile de s’exprimer. Devant le désespoir, on se sent toujours petit.

Nous n’avons pas nous même l’expérience de la mort, la seule expérience que nous avons de la mort, c’est celle qui consiste à faire un bout de chemin avec celui qui va mourir.

Le Christ s’est peu exprimé sur la vie après la mort physique. Il a simplement affirmé que la vie qu’il donnait, lui, c’est-à-dire la vie éternelle, n’était pas altérée par la mort. Les chrétiens croient qu’après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Notre corps n’existe plus, mais grâce à Jésus Christ, mort et ressuscité, nous passons nous aussi de la mort à la vie avec Dieu. Il est le chemin qui mène au Père.

Le deuil accompagne la mort, chacun de nous le rencontre sur son chemin, un jour ou l’autre. Il touche notre être tout entier à cause du lien personnel avec la personne décédée.

Ce lien a été rompu, on éprouve le vide et l’absence et il va falloir apprendre à vivre autrement. Chaque personne fait son chemin de deuil à sa manière.

Dans un premier temps, faire le deuil, c’est se confronter avec le choc, prendre conscience de la réalité du « plus jamais ». Il faut vivre l’abandon, la perte. Faire le deuil, ce n’est pas oublier la personne disparue, mais accepter un processus naturel qui se met en marche, c’est aussi se donner des balises. Le travail de deuil se fait lentement, il est de notre responsabilité, car personne ne pourra le faire à notre place. Le travail de deuil comporte une dimension spirituelle. La personne endeuillée dit à Dieu l’épreuve qu’elle traverse, exprime ses questions, ses incompréhensions, sa colère et lui demande la force de l’Esprit pour continuer la route et retrouver la paix. ».

 

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