Edito 3 – 2026

René – Rénové – Renouvelé

Les catéchumènes nous ont habitués à voir le carême comme le temps préparatoire d’une renaissance. Nous aurons une seule adulte, Audrey, à se faire baptiser cette année, mais ensuite de nombreux collégiens et enfants en âge scolaire qui recevront ce sacrement. Ils aspirent à cette « naissance d’en haut », selon la belle expression de Jésus dans son entretien avec Nicodème. Avec eux, si nous sommes déjà baptisés, nous voulons aussi Renaître de l’Esprit en désensablant la source vive du baptême, pour que jaillissent encore en nous les eaux de la grâce, de la foi, l’espérance et la charité.

Il faut donc se laisser rénover. Peut-être est-ce même toute l’Eglise qui a besoin d’être rénovée, tant il suffit d’un seul péché pour abîmer l’ensemble de la communauté, comme un seul élan de sainteté répare toute l’Eglise. A notre époque assez individualiste, on résonne souvent à partir de l’individu, chacun cherchant si telle ou telle pratique contribuera à son épanouissement personnel. Le carême prend le contre-pied de cette déviance : il nous associe tous pour rechercher ensemble le seul bonheur durable qui est de partager l’amour de Dieu.

Cela se manifestera pendant ce carême par une « fête du pardon » plus communautaire. En effet nous serons invités à faire comme un petit pèlerinage à l’intérieur de l’église de Derval ou de Nozay par groupe de 5 ou 6. Parmi les « stations » proposées, il y aura la possibilité du sacrement du pardon, reçu toujours personnellement par la rencontre avec un prêtre. Mais il y aura aussi d’autres » stations » qui permettront de vivre ce temps où nous demandons à Dieu de nous renouveler communautairement et personnellement. Aussi, que nous vivions ou non ce jour-là la forme sacramentelle du pardon, j’invite tous ceux qui le peuvent à se joindre à cette démarche. L’enjeu est de retrouver le sens communautaire du pardon.

Quand aura lieu cette fête du pardon ? le 27 et 28 mars. C’est dans plus d’un mois, mais cela oriente notre paroisse. Si j’ai utilisé les termes de renaître, rénover, renouveler, il reste un dernier mot qui donne tout son sens au carême : « ressusciter ». Croyons-nous-en la résurrection ? Le Christ a porté le poids de nos échecs. C’est pour nous qu’il a traversé les ténèbres de nos refus d’aimer. Avec notre Sauveur, nous entrons dans une vie nouvelle , celle où l’amour a triomphé. Réfléchissons au message que nous aimerions partager pendant ce carême. Que vous puissiez ou non vous déplacer, je vous inviterai bientôt à l’écrire ; ces messages seront collectés sur un mur d’expression.

Père Jérôme RIALLAND
 

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